"Les seules limites que nous avons sont celles que nous nous imposons."

Interview avec Jean-Pierre Beauverd

Bien que le style enseigné demeure le kung-fu Ming-Ch’uan, Jean-Pierre Beauverd l’a fait évoluer vers une synthèse du kung-fu traditionnel et de l’autodéfense moderne. Il a répondu ainsi à la demande croissante de ses élèves qui désirent obtenir une meilleure confiance en soi. Le Ming-Ch’uan kung-Fu de Morges compte environ 120 élèves.

Voici un extrait d'un interview donné par Jean-Pierre Beauverd qui résume parfaitement le style du Ming Ch'uan Kung-fu:

M. Beauverd, qu'aimez-vous particulièrement dans le kung-fu?

J'aime cet art, car il n'y a pas de compétition. Il y a d'une part les formes Tao (enchaînement de mouvement) sans adversaire avec ou sans armes et d'autre part le combat (Sanchou) qui est une mise en pratique des techniques. C'est rapide et esthétique dans le but de chercher une grande précision des coups qui ne sont pas appuyés. Dans les salles d'arts martiaux, celui qui vient pour apprendre à cogner est malvenu.

En kung-fu on préfère renoncer au terme "combat", mais parler plutôt de "Sanchou" qui reste dans la philosophie du kung-fu.

Avez-vous une propre définition de la violence ?

Il y en a beaucoup, mais je la définis comme un mal de vivre, un stress, c'est un fait de la société, il y a la violence dans la drogue, aussi la violence gratuite dans la rue...

Quelle est votre position par rapport à la phrase suivante: "le kung-fu est un sport violent"?

Il faut bien différencier le kung-fu qui est un art martial sans adversaire du sport de combat (full-contact, semi-contact ou judo) où il y a une compétition, un adversaire. Le kung-fu est un art dans lequel il faut être dur avec soi-même, essayer de se surpasser.

 

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