Daniel Althaus, instructeur
nunchaku au Ming-Ch'uan nunchaku Morges, a interviewé Bruno Pointet,
16 ans, vice-champion du monde de nunchaku, et Cédric Delétra,
18 ans, 3ème place au championnat du monde.
Que représente
le nunchaku pour vous ?
Cédric Delétra : Le nunchaku occupe une place très importante
dans ma vie car il me permet d'évacuer le stress de la journée
et de m'amuser.
Bruno Pointet : Pour moi le nunchaku me permet d'évacuer le stress après
les études.
Trouvez-vous ce sport
violent ?
Cédric Delétra : Non, ce n'est pas un sport violent. La force
des frappes est contrôlée et on n'est pas là pour se taper
dessus.
Bruno Pointet : Non. Tout le monde s'imagine le nunchaku comme un sport violent
mais c'est faux. Comme l'a dit Cédric, la force des frappes est limitée
et on se bat dans un esprit martial.
Que vous apporte le nunchaku
dans la vie ?
Cédric Delétra : En plus de ce que j'ai dit auparavant, ça
apporte beaucoup de confiance en soi et cela permet de s'extérioriser
plus facilement.
Bruno Pointet : Le nunchaku m'a apporté de la confiance en moi ce qui
m'a permis, jusqu'à présent, de réussir mes études
et dans la vie en général.
A quel âge peut-on
commencer le nunchaku et est-ce compatible avec les études ?
Cédric Delétra : En principe à 9 ans; j'ai commencé
à 12 ans. Le nunchaku est compatible avec les études, je suis
en 2e année de gymnase et je pense même que le nunchaku m'a aidé.
Bruno Pointet : Pour ma part, j'ai commencé à 7 ans. Et comme
tous les arts martiaux, le nunchaku aide dans les études et dans la vie
en général.
Comment qualifieriez-vous
l'ambiance dans laquelle vous vous entraînez ?
Cédric Delétra : Génial, magnifique. On rigole bien et
on bosse dur. En fait on est une bonne bande de potes et on s'éclate
vraiment !
Bruno Pointet : (rit) Ouais ! Mais on bosse quand même dur. C'est pas
facile, car chacun veut être le meilleur. Ca met une saine concurrence
qui nous pousse à toujours faire mieux.